Texte étrait du
livre
"Les
mystères de l'Ancienne
Alliance" Texte intégral
recueilli par Clémens Brentano - Traduit par
Jean-Joachim Bouflet - LIBRAIRIE PIERRE
TÉQUI 82, Rue Bonaparte, 75006 PARIS
La très grande
richesse des visions d'Anne Catherine Emmerick
nous incite à mettre en tête de ce livre des
pages que le
lecteur parcourra volontiers avant la lecture du
volume, quitte
à y revenir avec plus d'attention une fois sa
lecture
terminée.
Etonnantes révélations que les visions
d'Anne-Catherine
Emmerick sur les mystères de l'Ancienne Alliance
! Encore toute
petite fille, la célèbre stigmatisée
westphalienne
fut favorisée de la contemplation et sous forme
d'images,
comme elle le précise elle-même
expressémentëde nombreuses scènes qui lui
montraient
la laborieuse préparation par Dieu d'un Peuple
Elu avec lequel
il voulait faire alliance, pour susciter en son
sein une Vierge
Immaculée qui donnerait naissance au Christ
Rédempteur.
Toutes les visions d'Anne Catherine Emmerick
s'ordonnent autour d'un
thème unique vers lequel elles convergent : le
mystère du
Salut, accompli dans le Christ Rédempteur.
déjà dans la toute première
visionëcréation des anges et chute des esprits
rebellesë le thème du Salut se trouve évoqué.
Et, à la suite de la voyante, nous découvrons
avec
étonnement la création de l'univers et du
premier couple,
les merveilles du Paradis, l'histoire du péché
originel,
celles du Déluge et de la construction de la
Tour de Babel nous
compatissons aux épreuves de Job et assistons
aux malheurs de
Jacob ; nous suivons Abraham d'Ur en Terre
Promise, et Joseph jusqu'en
Egypte au récit biblique, les visions d'Anne
Catherine ajoutent
une foule de détails pittoresques, d'une rare
précision,
souvent d'ordre visuel : en effet, tout ceci,
Anne-Catherine l'a vu. Il
ne s'agit point de méditations ni d'élévations
spirituelles, ni de réflexions ou de lumières
purement
abstraites, mais de visions : regardant et
contemplant des
scènes hautes en couleur et souvent
mouvementées, la
petite voyante avait l'impression de regarder
son " livre d'images",
comme elle le dit si bien.
Au-delà de la trame biblique, Anne
Catherine Emmerick a pu
voir plusieurs scènes de l'antiquité orientale :
ainsi la
vie de Djemchid et d'Hom, descendants de Noé,
chefs de tribu et
fondateurs d'une religion, le brahmanisme :
ainsi les épisodes
de la vie de la légendaire Sémiramis, reine de
Babylone,
et de sa mère Derkétô. Ainsi les
pérégrinations et l'oeuvre du roi de Salem, le
mystérieux Melchisédech, à peine
évoqué dans l'Ecriture.
Aucune des visions d'Anne Catherine Emmerick
n'est en contradiction
avec la Bible. Et l'histoire, l'archéologie, ont
corroboré les révélations de la
stigmatisée, bien après sa mort : l'utilisation
de
l'hémione comme animal de trait, la technique de
la voéte
en berceau à Babylone au IIè millénaire avant
Jésus-Christ, l'emploi de mosaïques et de
fresques en
Mésopotamie, la construction de pyramides pour
des cultes
astrologiques et orgiaques en Egypte,
l'existence et l'oeuvre
religieuse du faux prophète Hom... Tout cela,
l'archéologie l'a découvert, parfois longtemps,
après qu'Anne Catherine Emmerick en eut fait
mention.
Car elle voyait, elle participait à la vision
divine, elle
abolissait l'espace et le temps : charisme
prodigieux, unique dans
l'histoire de l'Eglise. Toutes les visions sur
les mystères de
l'Ancienne Alliance sont données à Anne
Catherine dans la
lumière de l'unique Réalité : l'Amour de Dieu
pour
les hommes, et la manifestation de cet Amour
dans le Salut. La
Rédemption.
Cette première traduction française des
"mystères
de l'Ancienne Alliance" est très littérale,
précisément pour conserver aux paroles d'Anne
Catherine
Emmerick leurs mille nuances. et surtout
l'expression visuelle des
scènes : le verbe " voir" se rencontre partout
il eut
été facile de le supprimer souvent. mais eut-ce
été honnête ? Car c'est le récit d'une
voyante exceptionnelle que voici, récit de celle
qui fut peut
être la plus grande visionnaire de tous les
temps.
Anne Catherine
relatait ainsi
les visions de sa prime jeunesse :
"Lorsque, vers l'âge de cinq ou six ans, je
méditais le
premier article de la profession de Foi
catholique - "je crois en Dieu
le Père, Créateur tout-puissant du ciel et de la
terre...
", toutes sortes d'images se rapportant à la
création du
ciel et de la terre se présentaient à mon âme.
Je
voyais la chute des anges, la création de la
terre et du
Paradis, Adam et Eve, et le péché originel. Je
croyais
tout simplement que chacun voyait cela, comme
les autres choses qui
nous entourent, si bien que j'en parlais à mes
parents, à
mes frères et soeurs, à mes compagnons de jeu je
racontais tout cela naïvement, jusqu'au moment
où je
remarquai que l'on se moquait de moi, me
demandant si j'avais un livre
dans lequel tout cela était écrit. Aussi
commençai-je peu à peu à taire ces choses,
pensant
qu'il était inopportun de parler de tels sujets
je ne me fis
toutefois aucun souci particulier quant à cela.
J'ai continué d'avoir ces visions, aussi bien la
nuit qu'en
plein jour, aux champs, à la maison, quand je
marchais, quand je
travaillais, parmi toutes sortes d'occupations.
une fois, à
l'école, je racontai la résurrection d'une façon
toute différente de celle qui nous avait été
enseignée, mais sans aucune malice j'en parlai
avec d'autant
plus d'assurance que je croyais naïvement ces
détails
connus de tout un chacun aussi bien que de moi :
je n'avais nullement
l'idée que cela pût être quelque chose qui
m'était particulier Alors les autres enfants,
stupéfaits,
se moquèrent de moi et se plaignirent de moi au
maître
d'école, qui me défendit sévèrement de me
livrer à de telles rêveries.
Mais je continuais d'avoir ces visions, et me
tus j'étais comme
une enfant qui regarde des images et les
commente en son for
intérieur, sans trop chercher à savoir ce que
ceci ou
cela signifie Comme j'avais eu plusieurs fois
l'occasion de voir des
images conventionnelles de saints, ou des
représentations de
scènes bibliques, figurées tantôt d'une
façon et tantôt d'une autre, souvent
contradictoires, sans
que cela eét changé quoi que ce soit dans ma
foi, je
considérais que mes visions étaient mon livre
d'images,
et je les contemplais paisiblement, ayant
toujours cette pensée
présente à l'esprit : tout pour la plus grande
gloire de
Dieu !
Dans les choses spirituelles, je n'ai jamais
rien cru d'autre que ce
que le Seigneur Dieu a révélé et qu'Il propose
à notre foi dans la sainte Eglise catholique,
fét-ce
expressément écrit ou non Jamais je n'ai cru
selon le
même degré de foi ce que je voyais dans mes
visions : je
les considérais sur le même plan que ces crèches
de
Noël, toutes différentes les unes des autres,
devant
lesquelles j'allais ça et là me recueillir
sans que
la différence de l'une à l'autre ne me trouble
et dans
chacune d'entre elles, c'est toujours le seul
même Enfant
Jésus que je prie Il en était de même pour tous
ces
tableaux de la création du ciel et de la terre,
et de l'homme :
c'est le Seigneur Dieu, le Créateur tout
puissant du ciel et de
la terre, que je priais à partir de ces
différentes
visions.
Anne Catherine Emmerich et la révolution
française
Le père
K. E. Schmoeger (1819-1883) a
compilé toute une série de témoignage sur Anne
Catherine Emmerich (1774-1824). La vie de cette
mystique stigmatisée est ainsi dévoilée par ses
contemporains. Voici ce que l'on peut lire dans :
Vie d'Anne Catherine Emmerich - Tome1.
"14. Ces
visions furent particulièrement variées et
effrayantes lors de l'explosion de la
révolution française. Anne Catherine fut
conduite en esprit dans la prison de Marie
Antoinette, reine de France, et elle eut à
demander pour elle force et consolation.
L'impression qu'elle en ressentit fut si vive
qu'elle raconta à ses parents et à ses frères et
sœurs la détresse de la reine, les exhortant à
prier avec elle pour cette infortunée princesse.
Mais ils ne comprirent pas ce qu'elle voulait dire
par là, traitèrent ses paroles de rêveries et lui
donnèrent à entendre que, pour aller ainsi partout
et voir tout, il fallait être une sorcière. Ces
propos inquiétèrent tellement Anne Catherine
qu'elle alla se confesser et ne put être
tranquillisée que par son confesseur. Il lui
fallut assister en esprit à beaucoup d'exécutions
afin de porter par sa prière aide et consolation
aux mourants, particulièrement au roi Louis
XVI.
«
Quand je vis ce roi et beaucoup d'autres, »
racontait-elle, « souffrir la mort avec tant de
résignation, je me disais toujours : Ah ! il est
bon pour eux d'être retirés du milieu de ces
abominations. Mais, quand je parlais de cela à mes
parents, ils croyaient que j'avais perdu la tête.
J'étais souvent à genoux, priant et pleurant afin
que Dieu voulut bien sauver telles et telles
personnes que je voyais en grand danger, et j'ai
vu et appris par l'expérience comment des périls
menaçants et encore éloignés peuvent être
détournés par la prière constante en Dieu».
(p27
et sur le site http://livres-mystiques.com/
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Un autres site : http://www.ac-emmerich.fr/index.htm
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