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La guérison par la foi et le don de guérison
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Intentions de prières, méthode "j'ai
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Témoignage de guérisons et de miracles : Fratel Cosimo - Lève-toi et marche ! (site extérieur)     Frère Elie (site extérieur)

La guérison par la foi et la notion "d'évidence"

L'évidence   Définition : Le mot évidence vient du latin "videre" (voir).
Une évidence est ce qui s'impose à l'esprit comme une vérité, ou une réalité, sans qu'il soit besoin d'aucune preuve ou justification.
Qui est d'une certitude absolue et s'impose à l'esprit
Qui entraîne immédiatement l'assentiment de l'esprit,


(Vincent)
Je vais vous parler de la guérison par la foi et la notion "d'évidence"

En 1998, au début de ma vie de couple, mon épouse souffrait d’un très léger problème au genou qui l’empêchait de courir correctement et lorsque nous faisions notre jogging, je la voyais toutes les 3 minutes se débloquer le genou avec la main et elle me parlait d'une éventuelle opération qui pourrait régler ce léger problème. Or je savais que le genou est un organe particulièrement fragile, complexe et toute intervention humaine pouvait être risquée.

Ayant su par mes parents qu’un miracle récent avait eu lieu à la médaille miraculeuse de la rue du bac, (c'était un enfant muet qui retrouva la parole), j’ai dit à ma fiancée d’y faire un tour afin d'être guérie, ce qu’elle fit le lendemain.

Lorsque je lui ai dis d'aller
à la médaille miraculeuse, pour moi c'était une évidence qu'elle y serait guérie et j'avais à cette époque sur ma femme une ascendance spirituelle forte et pour elle tout ce que je disais ne pouvait qu'être vraie, je lui communiquais donc mon évidence. (Les miracles de l'amour !)

Nous habitions à cette époque le 15e arrondissement de Paris et elle y alla en vélo. Puis en voulant reprendre son vélo pour rentrer, elle vit qu’il avait un pneu crevé, elle décida donc de rentrer à pied, et au cours de cette rentrée, progressivement son genou se répara, si bien qu’arrivée à la maison, après 1 heure de marche, elle s’en trouva complètement guérie. Et le samedi d’après, je peux constater qu’elle pouvait courir à mes côtés sans l’ombre d’une gêne lors de notre jogging hebdomadaire.

Cette notion d'évidence rejoint la phrase des Evangiles
... et s'il n'hésite pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit, va arriver, cela lui sera accordé. (Évangile selon Saint Marc 11, 23-24)

J'ai regardé une vidéo récemment sur les miraculées de Lourdes (pas les officiels mes ceux qui ont lieu tous les ans et dont personne ne parle) et un homme qui les interviewait, constatait que pour eux, avant même que le miracle n'ait lieu, ils étaient dans l'évidence de leur guérison future.

Un de mes beaux-frères souffrait d'un mal aux dos persistant et je lui conseillais d'aller à Lourdes mais il me répondit que cela ne servirait à rien car il n'avait pas la foi. Dans son esprit c'était par la foi que l'on guérissait et cette réponse m'avait surpris car pour moi à cette époque c'était Dieu qui guérissait plus que la foi. Il avait raison et tort. Si ont peut guérir par la foi, on peut aussi guérir par l'action directe de Dieu et le Seigneur peut nous donner la foi lors d'un pèlerinage.

Si cela ne correspond pas à son plan, Dieu peut aussi s'opposer (ou atténuer) à un miracle que l'on arriverait à obtenir par la foi. Cela m'est arrivé plusieurs fois et c'est par rêve que je suis prévenu de l'action de Dieu à l'encontre de "la force de ma foi".

Dans le premier exemple que je cite, le fait que peu de temps avant ma mère m'ait parlé de ce miracle à
la médaille miraculeuse montre très clairement la volonté de la providence que ce miracle ait lieu car cette annonce à "boosté" ma foi juste au bon moment.

En conclusion, les messages des évangiles nous enseignent que le Seigneur veut que l'on se serve de la foi pour guérir et pour y arriver il est efficace de cultiver la notion d'être dans l'évidence de la guérison.

Pour obtenir cette évidence, la première étape est d'en avoir le désir. Le désir possède sa force propre qui déclenche l'évidence.

Le désir    Définition : le désir est une tendance devenue consciente d'elle-même, qui s'accompagne de la représentation du but à atteindre et souvent d'une volonté de mettre en œuvre des moyens d'atteindre ce but.
Le désir est souvent conçu comme l’expression d’un manque. Le mot vient du langage des oracles ou des marins où il désignait l’absence d’une étoile (siderius) dans le ciel.



À toi aussi, mon frère Melvin, j’ai donné le même pouvoir qu’à saint Pierre. Tu as guéri de nombreuses personnes en priant sur elles. Continue, mon frère, à prier sur les malades, et un grand nombre d’entre eux seront guéris

Message de Jésus donné au Père Melvin Doucette (Canada) Jeudi 4 avril 2013

Lecture tirée des Actes des apôtres (3.1-10) :
Un après-midi, Pierre et Jean montaient au temple pour la prière de trois heures. Près de la porte du temple, appelée « la Belle Porte », il y avait un homme qui était infirme depuis sa naissance. Chaque jour, on l'apportait et l'installait là, pour qu'il puisse mendier auprès de ceux qui entraient dans le temple. Il vit Pierre et Jean qui allaient y entrer et leur demanda de l'argent. Pierre et Jean fixèrent les yeux sur lui et Pierre lui dit : « Regarde-nous. » L'homme les regarda avec attention, car il s'attendait à recevoir d'eux quelque chose.
Pierre lui dit alors : « Je n'ai ni argent ni or, mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche! » Puis il le prit par la main droite pour l'aider à se lever. Aussitôt, les pieds et les chevilles de l'infirme devinrent fermes; d'un bond, il fut sur ses pieds et se mit à marcher. Il entra avec les apôtres dans le temple, en marchant, sautant et louant Dieu. Toute la foule le vit marcher et louer Dieu. Quand ils reconnurent en lui l'homme qui se tenait assis à la Belle Porte du temple pour mendier, ils furent tous remplis de crainte et d'étonnement à cause de ce qui lui était arrivé.


Des gens d’aussi loin que la Colombie-Britannique m’appellent parce qu’ils veulent assister à la Messe de guérison de 19h30 ce vendredi dans ma chapelle du chemin Palmer. Tous sont les bienvenus. Nous commencerons par le chapelet à 19h. Vous trouverez ci-après le message que Notre-Seigneur, le Fils de Dieu, a donné au Père Melvin. Jésus lui a parlé en ces termes :


« Je suis le guérisseur du monde, mon frère Melvin et vous tous mes frères et mes sœurs qui habitez dans le monde aujourd’hui.

Quand j’étais sur la terre, j’ai guéri des milliers et des milliers de gens de toutes sortes de maladies, et j’ai même ramené des morts à la vie. Comme vous l’avez vu dans la lecture, je donnai le même pouvoir aux apôtres et eux aussi guérirent beaucoup de gens. L’un des premiers que saint Pierre a guéris est cet infirme qui se tenait assis à l’entrée du temple de Jérusalem. Les gens furent stupéfaits de le voir marcher et sautiller après sa guérison.

À toi aussi, mon frère Melvin, j’ai donné le même pouvoir qu’à saint Pierre. Tu as guéri de nombreuses personnes en priant sur elles. Continue, mon frère, à prier sur les malades, et un grand nombre d’entre eux seront guéris.
Cela montre que je suis le Fils de Dieu et que j’ai tout pouvoir. Croyez en moi et vous verrez beaucoup d’évènements merveilleux. Je vous bénis tous. »

Traduction : RF



Les coupeurs de feu

Message du : 18/05/2012 21:15 - De : p---.g---@orange.fr - A : question@apparitionsmariales.org - Copie à :  - Sujet : guérisseurs

Bonsoir, Je voudrais savoir si un guérisseur de campagne, et j'en connais qui guérissent par exemple les brulures avec une formule secrète qu'ils ne veulent pas révéler. Ce guérisseur est-il artisan de Dieu ? Pourquoi ne pas prier à voix haute au nom de Jésus afin d'interpeller et d'évangéliser les gens qui veulent se faire guérir ?
 
Pour info, centaines personnes guérissent les brulures en invoquant judas. Pour ma part je pense que le guérisseur de campagne qui agit avec des prières ou des formules secrètes en silence et qu'il refuse de les révéler ne reproduit pas l'exemple de Jésus et des apôtres. (...)

(Vincent) Vous parlez de ceux qu'on appelle les "coupeurs de feu" ou "barreurs de feu", des gens qui, bien souvent, soignent gratuitement. Ces guérisseurs guérissent les bruleurs, chose que la science moderne ne sait pas faire efficacement, sans parler de la chimiothérapie qui a, comme effet secondaire, de provoquer des brulures fort désagréables. Mais nos médecins ont le souci de leurs patients et font facilement appel à ces coupeurs de feu dont l’efficacité est reconnue (dans les pays occidentaux au tout cas, pourtant frileux avec de genre de pratiques, et peut-être ailleurs dans d'autres pays).

La plupart des brulés ne sont même pas informé qu'un "barreur de feu" est intervenu en leur faveur, tout se fait à distance en une poignée de secondes. L'infirmier(e) appelle au téléphone le "coupeur", cite le nom de la personne, le guérisseur dit sa prière, et le "tour" est joué.

Soulager la misère des gens de façon désintéressée ne peut en aucun cas venir du démon.

En ce qui concerne la fameuse prière tenue secrète, j'avais demandé à Dieu de me la faire connaitre et un jour une personne me l'a révélé. Si elle est secrète, c'est qu'il y a une bonne raison à cela. La raison c'est que c'est une prière chrétienne et le nom de "Judas" fait effectivement partie de cette prière mais pas à son avantage, bien au contraire. ce n'est donc pas une invocation envers Judas, tout comme on invoquerait le démon, il ne s'agit donc pas d'une prière démoniaque mais bien d'une prière très chrétienne. ... mais il ne faut pas le dire.

Pourquoi ?


Les brulures sont des états tellement graves que les soigner l'emporte que des considérations d'évangélisation. Si le personnel médical savaient que c'est au nom du "Dieu des chrétiens" que les gens guérissent, cela les freinerait dans leur volonté de faire appel aux coupeurs de feux. Mais le fait que ce soit des guérisseurs "neutres" dont "on ne sait pas trop d’où vient leur talent" a pour conséquence que les hôpitaux les appellent facilement sans que cela ne leur génère des cas de conscience.


Le don de guérison existe sous différentes formes

(Vincent) L'homme possède d'une façon naturelle des capacités d'autoguérison qui peuvent s’appliquer à soi-même ou aux autres, cette faculté est indépendante de la religion.

Cette capacité est endormie en nous, mais ce don peut être actif de naissance chez certains individus, ce sont les "guérisseurs
" de nos campagnes.

Lorsque l'on fait une enquête sur les personnes douées naturellement pour ce qu'on appelle globalement le "paranormal". On apprend que ces gens on tous eu un accident d'enfance (foudre ou électrocution intra-utérine) et juste après qu'ils aient survécu à ces "petits désagréments", ils se sont retrouvés avec de nombreux dons surnaturels (télékinésie, voyance, etc) et tous ont eu dans ce "package" le don de guérison. Certains s'en servent et d'autres estiment que ce n'est pas leur mission.

Puis il y a la guérison suite à une prière collective au nom de Jésus.

(...) Je vous déclare aussi que si deux d'entre vous, sur la terre, s'accordent pour demander quoi que ce soit dans la prière, mon Père qui est dans les cieux le leur donnera. Car là où deux ou trois s'assemblent en mon nom, je suis au milieu d'eux (Matthieu 18.15-20).

Lors d'un pèlerinage à Medjugorje, j'avais croisé une jeune femme qui m'avait raconté qu'elle avait fait partie d'un groupe de prière en vue d'obtenir des miracles et que cela fonctionnait parfaitement bien. Il est dommage que dans nos paroisses il y ait si peu de groupes de prières dédiés aux miracles.

Puis il y a le don de guérison donné par Dieu à une personne en particulier,
---  soit Dieu active naturellement notre don naturel et dans ce cas, l'imposition des mains est importante car on doit transmettre une sorte "d'énergie divine guérissante"
---  soit Dieu agit directement à travers nous, un peu comme dans le cas du Saint Curé d'Ars.

Ou bien c'est un mélange des deux méthodes, au cas par cas.


Et pour finir, il y a le don de guérison lié à un lieu via le pèlerinage, c'est Dieu qui guérit en direct, souvent via un support matériel (eau, huile). Pour ma part, j'ai remarqué qu'a chaque pèlerinage que j'ai pu faire, une grâce m'était donnée.

Voici ci-dessous un extrait des Évangiles de Maria Valtorta où Jésus apprend à l'apôtre Jacques le don de guérison.

Les disciples ne sont pas plus que le Maître, mais ils peuvent faire ce que fait le Maître quand ils le font pour un motif saint

Extrait du livres "L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, tome 4 -
Chapitre 122 – page 228. Visions de Maria Valtorta

Jésus et Jacques

(…) Un long silence pendant la traversée des pâturages où ça et là broutent des brebis.

Enfin Jésus demande: «Tu n'as pas d'autres questions à me poser?»

Jacques : «Non, Jésus. Et ce matin j'ai mieux compris ma redoutable mis­sion..

«Parce que tu es moins bouleversé qu'hier. Quand ce sera ton heure, tu seras encore plus en paix et tu comprendras mieux encore

«Je me rappelerai toutes ces choses.., toutes... sauf...»

«Quoi, Jacques?»

«Sauf ce qui ne me permettait pas de te regarder sans pleurer, cette nuit. Ce que je ne sais pas exactement si tu me l'as dit, et je devrais y croire si c'est Toi qui l'as dit, ou bien si cela venait du démon qui voulait m'effrayer. Mais, comment peux tu être si calme si... si ces choses devaient vraiment se produire?»

«Et serais tu calme si je te disais: "Il y a un berger qui se traîne avec peine car il est estropié. Tâche de le guérir au nom de Dieu"?»

«Non, mon Seigneur. Je serai comme hors de moi en pensant être tenté d'usurper ta place.»

«Et si je te le commandais?»

«Je le ferais par obéissance et je n'aurais plus de trouble, parce que je saurais que tu le veux et je ne craindrais pas de ne pas savoir faire. Car, sûrement, si tu m'envoyais, tu me donnerais la force de faire ce que tu veux.»

«Tu le dis, et tu dis bien. Tu vois donc que Moi, en obéissant au Père, je suis toujours en paix.»

Jacques pleure en baissant la tête.

«Veux tu vraiment oublier?»

«Ce que tu veux, Seigneur... »

«Tu as deux choix possibles: oublier ou te souvenir. L'oubli te délivrera de la douleur et du silence absolu auprès de tes compa­gnons, mais te laissera non préparé. Le souvenir te préparera à ta mission, car il n'y a qu'à se rappeler ce que souffre dans sa vie ter­restre le Fils de l'homme, pour ne jamais se plaindre et pour se viriliser spirituellement en voyant tout du Christ, dans la lumière la plus lumineuse. Choisis.»

«Croire, me souvenir, aimer. Voilà ce que je voudrais. Et mourir au plus tôt, Seigneur... » et Jacques pleure toujours sans bruit. Sans les larmes qui brillent sur sa barbe châtaine, on ne se rendrait pas compte qu'il pleure.

Jésus le laisse faire... Enfin Jacques dit: «Et si dans l'avenir tu faisais de nouvelles allusions à... à ton martyre, dois je dire que je sais?»

«Non. Tais toi. Joseph a su se taire sur sa douleur d'époux qui se croyait trahi, et sur le mystère de ma conception virginale et de ma Nature. Imite le. Cela aussi était un redoutable secret. Et pourtant il devait être gardé, parce que ne pas le garder, par orgueil ou par légèreté, aurait été mettre en danger toute la Rédemption. Satan ne cesse de veiller et d'agir. Rappelle toi cela. Si tu parlais mainte­nant, ce serait un dommage pour trop de gens, pour trop de rai­sons. Tais toi.»

«Je me tairai... et cela me pèsera doublement...»

Jésus ne répond pas. Il laisse Jacques, à l'abri de son couvre chef de lin, pleurer à son aise.

Ils rencontrent un homme avec un malheureux enfant qu'il tient sur ses épaules.

«C'est ton fils?» demande Jésus.

«Oui. Il est né, en tuant la mère, dans cet état. Maintenant que ma mère aussi est morte, en allant au travail je l'emmène avec moi pour le surveiller. Je suis bûcheron. Je l'étends sur l'herbe, sur mon manteau, et pendant que je scie les arbres, lui s'amuse avec les fleurs, mon malheureux enfant!»

«C'est pour toi un grand malheur.»

«Hé! oui. Mais ce que Dieu veut, il faut l'accepter avec paix.»

«Adieu, homme. La paix soit avec toi.»

«Adieu. A vous aussi la paix.»

L'homme gravit la montagne, Jésus et Jacques descendent encore.

«Quel malheur! J'espérais que tu le guérirais» dit Jacques en sou­pirant.

Jésus ne semble pas avoir entendu.

«Maître, si cet homme avait su que tu es le Messie, peut être il t'aurait demandé un miracle...»

Jésus ne répond pas.

«Jésus, me laisses tu revenir en arrière pour le dire à 'cet homme? J'ai pitié de cet enfant. J'ai le cœur déjà si rempli de douleur. Donne moi, au moins, la joie de voir guéri ce petit.»

«Vas y, donc. Je t'attends ici.»

Jacques part en courant. Il rejoint l'homme, il l'appelle: «Hom­me, arrête toi, écoute! Celui qui était avec moi, c'est le Messie. Donne moi ton enfant pour que je le Lui porte. Viens, toi aussi, si tu veux, pour voir si le Maître va te le guérir.»

«Vas y toi, homme. Je dois couper tout ce bois. Je suis déjà en retard à cause de l'enfant. Si je ne travaille pas, je ne mange pas. Je suis pauvre, et lui me coûte si cher. Je crois au Messie, mais il vaut mieux que tu Lui parles pour moi.»

Jacques se penche pour prendre l'enfant étendu sur l'herbe. «Doucement» l'avertit le bûcheron «il souffre de partout.»

En effet, dès que Jacques essaie de le soulever, l'enfant pleure lamentablement.

«Oh! quelle peine!» soupire Jacques.

«Une grande peine» dit le bûcheron tout en sciant un tronc très dur, et ii ajoute: «Ne pourrais tu pas le guérir, toi?»

«Je ne suis pas le Messie, moi. Je ne suis qu'un disciple... »

«Eh bien? Les médecins s'instruisent auprès d'autres médecins. Les disciples auprès de leur Maître. Allons, sois bon. Ne le fais pas souffrir. Essaie toi. Si le Maître avait voulu venir ici, il l'aurait fait. Il t'a envoyé ou bien parce qu'il ne veut pas le guérir, ou bien parce qu'il veut que ce soit toi qui le fasses.

Jacques est perplexe. Puis il se décide. Il se redresse et prie comme il le voit faire à son Jésus et puis il commande: "Au nom de Jésus Christ, Messie d'Israël et Fils de Dieu, sois guéri" et tout de suite après il s'agenouille en disant: «Oh! mon Seigneur, pardon! J'ai agis sans ta permission! Mais j'ai eu pitié de cet enfant d'Israël. Pitié, mon Dieu! Pour lui et pour moi, pécheur!» et il pleure abondamment, penché sur l'enfant étendu. Les larmes tom­bent sur les petites jambes tordues et inertes.

Jésus débouche du sentier. Mais personne ne le voit, car le bûche­ron travaille, Jacques pleure, l'enfant le regarde avec curiosité et puis, tendrement, demande: "Pourquoi pleures tu?" et il tend une menotte pour le caresser et, sans s'en apercevoir, il s'assoit seul, se lève et embrasse Jacques pour le consoler. C'est le cri de Jacques qui fait se retourner le bûcheron qui voit son enfant debout sur ses jambes qui ne sont plus mortes ni tordues. Et, en se retournant, il voit Jésus.

«Le voilà! Le voilà!» crie t il en désignant par derrière Jacques qui se tourne et voit Jésus qui le regarde avec un visage éclairé par la joie.

«Maître! Maître! Je ne sais pas comment cela s'est fait... la pitié... cet homme... ce petit... Pardon!»

«Lève toi. Les disciples ne sont pas plus que le Maître, mais ils peuvent faire ce que fait le Maître quand ils le font pour un motif saint. Lève toi et viens avec Moi. Soyez bénis, tous les deux, et souvenez vous que même les serviteurs de Dieu font les œuvres du Fils de Dieu» et il s'en va en traînant vers Lui Jacques qui ne cesse de dire: «Mais comment ai je pu? Je ne comprends pas encore. Avec quoi ai je fait le miracle en ton nom?»

«Par ta pitié Jacques. Par ton désir de me faire aimer par cet innocent et par cet homme qui croyait et doutait en même temps. Jean, près de Jabnia, a fait un miracle par amour en guérissant un mourant par une onction et la prière. Ici, tu as guéris par tes pleurs et ta pitié, et par ta confiance en mon Nom. Tu vois comme c'est une chose paisible de servir le Seigneur quand il y a dans le disci­ple une intention droite?

Maintenant marchons vite car cet homme nous suit. Ce n'est pas bien que tes compagnons soient informés de cela, pas encore. Bientôt, je vous enverrai en mon nom... (Jésus pousse un grand soupir) comme Judas de Simon brûle de le faire (Jésus soupire de nouveau). Et vous le ferez... Mais ce ne sera pas pour tous un bien. Vite, Jacques! Simon Pierre, ton frère et aussi les autres, souffriraient de savoir cela comme d'une partialité. Mais ce n'est pas cela. Il s'agit de préparer parmi vous douze quelqu'un qui sache guider les autres.

Descendons dans le lit, cou­vert de feuilles, de ce torrent. Nous ferons perdre nos traces... Cela te déplaît pour l'enfant? Oh! Nous le retrouverons... »


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